Le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) dresse un bilan à la fois préoccupant par l’ampleur des pertes financières et révélateur d’une mobilisation accrue des autorités. Le montant total du préjudice lié aux affaires détectées atteint 325,46 milliards d’Ariary, a révélé jeudi cette instance lors de la présentation de son rapport des activités en 2025.
Les infractions les plus fréquentes restent dominées par l’abus de fonction, qui représente à lui seul 32 % des cas recensés, soit 513 dossiers, loin devant les autres formes de corruption. Viennent ensuite le détournement de fonds et de biens publics (16 %), le faux et usage de faux (12 %), ainsi que diverses infractions connexes. À cela s’ajoutent des pratiques de favoritisme dans l’attribution des marchés publics, contribuant largement à l’ampleur des pertes enregistrées.
Sur le plan des poursuites, les chiffres témoignent d’une activité soutenue. Au total, 2 258 personnes ont été impliquées dans des investigations au cours de l’année. Parmi elles, 666 ont été arrêtées et 215 placées en détention provisoire. Ce dernier indicateur affiche une progression significative de 23,56 % par rapport à l’année précédente, traduisant un durcissement des mesures judiciaires.
Le flux des signalements reste élevé. Le BIANCO a reçu 2 765 doléances, dont un peu plus de la moitié, soit 1 423, ont été jugées recevables pour enquête. En parallèle, la plateforme numérique i-Toroka a enregistré 189 signalements, dont 108 considérés comme crédibles. Toutefois, seuls 59 dossiers ont pu être effectivement exploités dans le cadre d’investigations. À ces données s’ajoutent 1 212 autres doléances déjà traitées et 211 enquêtes de moralité réalisées.
Les résultats opérationnels sont également notables. Au total, 921 enquêtes ont été menées à leur terme. Elles ont abouti à la transmission de 641 procès-verbaux aux juridictions compétentes, confirmant une volonté d’aboutir à des suites judiciaires concrètes.
L’analyse sectorielle révèle une constance inquiétante. Les Collectivités Territoriales Décentralisées arrivent en tête des domaines les plus exposés, suivies du secteur foncier, de la justice, de l’éducation et de la gendarmerie. Cette récurrence souligne des vulnérabilités structurelles encore profondément ancrées.
Le profil des personnes mises en cause reflète la diversité des milieux touchés. Des élus locaux, des agents de l’administration, notamment dans les domaines foncier et éducatif, ainsi que des dirigeants du secteur privé figurent parmi les individus impliqués. À lui seul, le monde de l’entreprise compte 86 responsables concernés par des enquêtes en 2025.
Malgré la gravité des faits, le BIANCO insiste sur les avancées réalisées. L’augmentation des dossiers traités, le nombre croissant d’arrestations et la progression des placements sous mandat de dépôt traduisent un renforcement des dispositifs de lutte. Ces efforts visent non seulement à sanctionner les auteurs d’infractions, mais aussi à restaurer la confiance dans la gestion des affaires publiques.
Dans un contexte où les enjeux financiers et institutionnels sont majeurs, l’année 2025 apparaît ainsi comme un tournant. Entre persistance des pratiques illicites et intensification des actions répressives, la lutte contre la corruption à Madagascar entre dans une phase plus offensive, avec pour objectif affiché de protéger durablement les ressources de l’État et d’instaurer davantage de transparence.
-----





Vos commentaires
Madagascar touchera t’il , un jour, le fond ?
Répondre
Tout ce déballage, à géométrie variable ne serait-il, pas, en définitive, que l’exutoire des rumeurs qui avaient entouré le règne de l’autocrate, Rajoelina, en fuite, et, désormais, télétravailleur, anonyme, dubaïote !..
L’ampleur de la corruption, avec ses fidèles ayants-droits, s’était généralisée avec cette course, aux mal-acquis, qui avait fédéré un clan de parvenus, dans leur manière de vivre, sans complexe, en mode, arriviste, au milieu d’une société de misère, tout en arborant, un train de vie, décomplexé.
Et que dire de tous ceux qui ont défendu ce régime de prébendes, ces habitués du blanchiment et du recyclage grossier des détournements, activité, principale, d’un noyau de notables, dont l’activité, essentielle, se résumait à attendre les prochaines opportunités !..
Tout le monde savait, mais, chacun faisait mine d’être ignorant, afin de garder les meilleures relations, possibles, avec un potentat, devenu sur son déclin, incontrôlable, dans ses exigences et dans ses dérives, mégalomaniaques..
Les responsabilités, des uns et des autres, sont accablantes et devant les ruines, fumantes, d’un état, désarticulé, par une concussion, généralisée, il devenait prioritaire de connaître la voie de secours, qui allait être empruntée pour tenter de s’extraire de ce bourbier, et, avec la participation, de quelles perles, rares, du recyclage !..
L’impasse politique est devenue, réalité, et, aujourd’hui, la transition se trouvait confronter à un problème, majeur, dont elle connaissait l’ampleur, mais, forcée, désormais, de réagir, elle s’est vue dans l’incapacité à remettre les compteurs à zéro, bloqués, par un warning, permanent !..
En sortant le gadget, du polygraphe, comme l’unique sparadrap à son impasse, la transition a tenté d’en sortir, tout en sachant que l’impopularité la guettait d’avoir promis, la lune, à tous ceux qui y avaient cru, une fois de plus !..
Désormais, on était dans attente, amusée, d’un futur tour de passe-passe qu’allait nous réserver cette transition qui a pris goût au pouvoir.
Établir le bilan des dégâts est une chose, mais, récupérer ce qui s’est éparpillé dans la nature, une autre, bien plus difficile à concrétiser !..
Étant à la fois, procureur et avocat d’une réalité avec laquelle, elle se devait d’entremêler les rôles pour assurer un passage de relais, à son avantage, dans l’objectif de rejoindre une ligne de arrivée, en forme d’élections, présidentielles, dont on peut se demander à quelle sauce, elles risquent d’être proposées, voir, ficelées ?.
Restait, à elle, à faire, en sorte, qu’elle puisse manœuvrer, au cours de cette lune de miel, avortée, en usant d’une certaine habilité, qui semble la précipiter vers une chienlit, au sein d’une société, une nouvelle fois, de trop, prise, en otage par un pouvoir, imposé, en son nom, un comble !..
On assiste, désormais, à un phénomène, culbutos, où le nettoyage des écuries d’Augias aura été réduit à sa portion, congrue, pour réinstaller les mêmes ou presque, à quelques exceptions, près, en donnant à cette transition de discours, son vrai visage : le changement dans la continuité en affichant son échec, naissant, de pouvoir réformer en profondeur !.
La montagne accouche d’une souris !..
Répondre
Encore celui là, il n’en a pas honte lui !
Revoyons alors les statistiques avancées :
* Abus de fonction : 32 % des cas recensés, 513 dossiers.
* Détournement de fonds et de biens publics : 16 % des cas.
* Faux et usage de faux : 12 % .
* Truquage de marchés publics : et là, curieusement, les statistiques sont absentes...
Et les secteurs les plus touchés par la corruption :
* Les Collectivités territoriales.
* Le secteur foncier.
* La justice.
* L’éducation.
* La gendarmerie.
Ainsi, on voit aisément sans grand effort de compréhension nécessaire que c’est l’Etat et l’administration dans son ensemble qui sont complètement gangrenés par la corruption.
Et en plus des 3.811 milliards Ariary disparus et évaporés, voilà encore 325 milliards Ariary de préjudices subies par l’Etat.
Rien que pour l’année 2025 !
Et jusqu’à maintenant, aucun haut fonctionnaires et élus mis hors d’état de nuire à l’Etat...
Et les fonctionnaires qui se sont enrichis de manière illicite et devenus superbement riches ne sont même pas inquiétés du tout, et ils continuent de sévir et d’agir !
Et on ne cesse jamais de le réitérer que le trio de malheur Rajoelina/Ntsay/Ravatomanga n’a jamais pu capturer l’Etat Malagasy sans la complicité des fonctionnaires de l’Etat Malagasy.
Et dire que les "forongony" ou clique orange sont constitués uniquement des individus encartés politiquement IRMAR/TGV est une appréciation erronée de la situation réelle...
Et le Colonel disait que les nouveaux ministres devraient faire d’abord leurs déclarations respectives de patrimoine, ça ne servira à rien, à strictement rien tant que les déclarations ne sont pas mises à la connaissance du public...
Déjà, le BIANCO et le SAMIFIN n’ont rien fait, oui presque rien fait, pour faire des investigations et engager des poursuites pour les nombreux cas d’enrichissement illicite visible partout chez les fonctionnaires décideurs de haut niveau et les politiciens, mais en plus, ils n’osent même pas informer le public à propos des rares cas de flagrants délits traités...
Name and shame please !
Répondre
LOL
de toute façon le détecteur de mensonge ( d’aucune utilité ni pertinence) ne sert que de POUDRE AUX YRUX
POUR JUSTIFIER
LE RECRUTEMENT SANS VERGOGNE
D’EX DÉLINQUANTS.
On sait que la societe entière a été pourrie par la cirruption.institutionnalisée.
Mieux aurait peut être valu prévenir, le reconnaître et l’affirmer au préalable, dès le départ !
Kolikoly (corruption) et tsolotra (concussion), ireo no isany tena zava-doza sy fositra mitondra ny fahantrana manjo ny vahoakan’i Zanahary ankehitriny.
Mahantra, fadiranovana sy mosarena ny maro noho ìreo antambo sy foto-pisainana manimba lazaina ireo.
Fa inona tokoa moa no tena antony lehibe (cause majeure) misarika ny mpiasam-panjakana sy ny mpanao politika mirona any amin’ny kolikoly sy ny fanaovana tsolotra ?
Ny fitsiriritana (convoitise) sy ny fialonana (jalousie), ary ny tarazo vokatry ny fitaizana nositrahana (éducation défaillante, héritage familial de mentalité de voyou).
Ireo antony lehibe ireo no mitondra mankany amin’ny fanaovana kolikoly sy ny tsolotra.
Ny vokany dia, lasa mpanankarena tampoka sy mpanao tsindrio fa lavo, ary manambany vahoaka sy mirehareha manandratra ny tenany.
Dia inona no mitranga ?
Rehefa voatondro sy voakiana fa lasa mpambotry Firenena sy mpampahory vahoaka, dia lasa amin’izay miaro tena milalao ny resaka ara-poko sy mandrangaranga adimpoko.
Nahazo fahefana dia mangalatra sy manodina volam-bahoaka sy manondrana harempirenena, dia raha vao tondroina sy tsikeraina, dia milaza fa "mba anjaran’ny Foko misy azy indray izao no manao izay mahasoa azy."
Jereo sy diniho akaiky, izany no misy ankehitriny !
Mitsiriritra sy maniry ny ho lasa Rajoelina sy Ntsay ary Ravatomanga vao mizaka fahefana, fa TSY ny hanao ny marina sy ny hamongotra ny ratsy !
Dia rehefa tondroina dia ny fankahalana sy fanenjehana ny Merina sy Antananarivo no atao resaka fa TSY ny hampijoro fahamarinana velively.
Manao resaka mirefarefa amin’ny tany mampisara-bazana ny samy vahoakan’i Zanahary no atao satria jambena sy revo amin’ny fitiavana harena maloto.
Dia TSY manaiky sy TSY mety mampahafantatra ny harenany sy ny fari-pananany satria ho fantatry ny vahoakan’i Zanahary ny halatra sy volam-bahoaka nokepohana natao remby.
Dia io mandainga sy milalao resaka ara-poko io sisa no atao eto...
Mila fongarina sy fongorina ary henjehana ireo tsy maty manota rehetra ireo, na Merina izy na tantsiraka na avy amin’ny Foko hafa, izay vandana dia kary.
Diso ve ny vahoakan’i Zanahary raha mangataka ny fanamelohana azy ireo ho faty na higadra mandra-pahafaty ?
Raha 500 na 1.000 ve no hohelohana sy hogejaina mba hanavotana ny 33 tapitrisa vahoakan’i Zanahary dia ho olana ?
Farany, mitodika aminareo mpitondra fiangonana manokana, fantatrareo tsara ny "ondry mania" (brebis galeuses) ao anatin’ny vala ao, fa maninona no TSY vitanareo ny mampibebaka azy ireo ? Fa maninona no mbola avelanareo hamono olona sy hangalatra ihany ireo ondry adala ireo ?
Tadidio fa ny manao ratsy sy miaro ary manafina ny mpanao ratsy dia mbola tsy valahara tsy vanona ihany koa !
Répondre
Farany, fa inona moa no mahatonga anao io milaza fa TSY MAINTSY zanaky ny avy any Atsimo no ho filoha manaraka eo ?
Efa voalaza amin’ny fikaonandoham-pirenena angaha izany ?
Efa misoratra amin’ny lalampifidianana sy ny lalampanorenana angaha izany ?
Fantatrao io tsara fa tsy ara-dalana sy TSY fiteny izany teny izany, ianao rahateo manana andraikitra ara-panjakana ka tokony hanaja ny lalana...
Fa ny tanjona ho anao dia tokana ihany : ho mpanankarena amin’ny volam-bahoaka toa ny nataon’i Rajoelina sy Ntsay ary Ravatomanga ! Izay ihany !
Mihevera tena dieny mbola tsy tezitra aminao ny vahoakan’i Zanahary !
Le DRAME de Madagascar en chiffres
Pour restaurer la confiance des administrés , il faut à minima un remède de cheval transparent :
Des noms de responsables et administrations concernés.
Déclarations de Patrimoine de toutes les personnes prétendant à des hautes fonctions de l’Etat.
Déclarations transparentes et portées à la connaissance du public.
Si le colonel veut bien tirer les leçons du passé, l’importance du sujet nécessite des mesures d URGENCE conforme aux aspirations de tous les manifestants qui l’ont emmené au pouvoir.
Répondre
Salama djaiby .
D’ en déduire que le " Bianco " n’ a aucune force exécutoire ???
A quoi servent donc tous ces bilans, analyses, enquêtes et de se satisfaire de :
" Ce dernier indicateur affiche une progression significative de 23,56 % par rapport à l’année précédente, traduisant un durcissement des mesures judiciaires." : à (quelle prouesse !) quelle heure ???
Je me demande quel est l’ interprète de cette synthèse qui va plus que vite en besogne puisque aussi "dures" soient les " mesures judiciaires " Avec 59 dossier sur 2765 " jugés " recevables !!!
Les gros se promènent toujours en toute tranquillité , ou était cet " organisme " les années précédentes et à l’ intention de qui sont destinées toutes ces enquêtes, investigations chronophages et budgétivores ???
Répondre