La découverte de 5,75 kilos d’or à l’aéroport international d’Ivato, dimanche 13 septembre, connaît désormais un prolongement au sein même des Douanes. Cinq agents sont entendus depuis lundi afin de déterminer si des défaillances, des négligences ou d’éventuelles complicités ont facilité cette tentative de sortie du territoire. Leur audition ne préjuge toutefois d’aucune responsabilité à ce stade de la procédure.
La cargaison avait été retrouvée sur une passagère qui avait déjà pris place dans un avion. Son itinéraire devait la conduire à Nairobi, avant une poursuite du voyage vers Dar es-Salaam. L’intervention aurait été déclenchée à partir de renseignements considérés comme suffisamment solides pour permettre aux autorités d’agir. Le président de la République, le colonel Michaël Randrianirina, s’était lui-même déplacé à l’aéroport pendant l’opération.
Face à la presse, le directeur général des Douanes, Antoine Randrianjafy, a indiqué que les investigations devront établir précisément comment une telle quantité de métal précieux a pu franchir plusieurs étapes avant son interception. L’administration entend également examiner le fonctionnement des contrôles et le rôle éventuel des personnes présentes dans la chaîne de surveillance.
La direction des Douanes affiche une ligne de fermeté. Aucun agent reconnu impliqué dans des pratiques illégales ou des faits de corruption ne devrait, selon son directeur général, bénéficier d’une protection administrative. Les conclusions devront cependant reposer sur les investigations en cours et les éventuelles suites judiciaires.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par des tentatives répétées d’exportation clandestine d’or. Durant les six premiers mois de 2026, plus de 12 kilos avaient déjà été interceptés au cours de cinq opérations. Les méthodes utilisées montrent la capacité d’adaptation des trafiquants. En janvier, 5,16 kilos avaient notamment été dissimulés dans deux batteries externes modifiées. Un mois plus tard, une voyageuse qui devait rejoindre Dubaï avait été arrêtée avec 5,809 kilos de lingots.
Les interceptions ne concernent d’ailleurs pas uniquement le métal jaune. Les services chargés de la surveillance des frontières ont également découvert cette année des devises, des pierres précieuses et des espèces protégées.
L’enquête ouverte après la saisie du 13 septembre constitue ainsi un test pour la politique de « tolérance zéro » affichée par les autorités. Au-delà des trafiquants, les investigations se tournent désormais vers le fonctionnement interne des contrôles. Pour les Douanes, l’enjeu consiste autant à empêcher la fuite des richesses nationales qu’à garantir l’intégrité des agents chargés de les protéger.
-----





Vos commentaires
Tsara be mon Colonel !
Moi j ai une plainte en cours vs la police française mais pas les douanes car adada " la takakakatatik du gendarmeuh"
La kaira de la police air d orly ouest pige hihihi...
Frontière bananiere ou y a pas de douane ...comme d ailleurs à Los Angeles ..
Répondre
Mais pourquoi s’acjerner sur eux, qu’est qu’ils ont fait. Tu sais très bien colonel qui sont les vrais auteurs, mais tu fais diversions. Et si c’est douaniers ont fait leur travail dans les règles de l’art, ils étaient déjà limogé non ?
Répondre