Le cyclone tropical intense GEZANI a frappé de plein fouet la ville de Toamasina mardi soir, plongeant la capitale économique de la côte Est dans une nuit de terreur. Au moins deux personnes auraient trouvé la mort, dont un enfant de trois ans décédé à la suite de l’effondrement d’une maison. Un tireur de pousse-pousse figure également parmi les victimes signalées par des riverains.
Jusqu’ici, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) n’a pas encore publié de bilan officiel. L’unique communication remonte à environ 13 heures, en début de soirée mardi, peu après que le cyclone a touché terre vers 19h30, au stade de cyclone tropical intense. Dans ce communiqué, le BNGRC faisait état d’inondations, principalement dans les rues, provoquées par les fortes pluies, d’habitations effondrées, d’arbres et de branches arrachés ainsi que d’une coupure totale d’électricité dans plusieurs quartiers.
Les images diffusées par des particuliers sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts. Toitures arrachées, clôtures renversées, façades éventrées : les vidéos montrent une ville balayée par des vents d’une rare violence. De nombreux habitants décrivent une scène de désolation totale au petit matin.
Les premières intempéries ont commencé à se faire sentir dès 10 heures mardi, avec des pluies intermittentes et des rafales de vent. Mais à partir de midi, la situation s’est nettement aggravée. Le vent ne s’est plus interrompu, gagnant progressivement en intensité jusqu’à devenir insupportable en fin d’après-midi. « La terreur a commencé vers 17h », confie un habitant du centre-ville. « Les rues étaient déjà vides, à part quelques aventuriers qui semblaient bien connaître les risques. »
Les rafales ont atteint des vitesses impressionnantes. Selon les données disponibles, GEZANI a apporté des vents soutenus pouvant atteindre 180 km/h, avec des rafales estimées jusqu’à 250 km/h. La ville s’est retrouvée dans l’œil du cyclone après 20h30, offrant un court répit avant que les vents ne reprennent brièvement.
Pour se parer à toutes éventualités, les écoles sont fermées pour cette journée dans plusieurs districts placés en vigilance rouge. Pour la région Analamanga, ce mercredi est déclaré chômé pour les travailleurs.
Néanmoins, depuis 4 heures du matin, des bus et des voitures particulières circulent dans le centre-ville d’Antananarivo, bien qu’ils se fassent rares. Les piétons sont également visibles dans les rues. Dans plusieurs quartiers, les épiceries ont ouvert leurs portes, signe d’une reprise timide malgré la vigilance rouge toujours en vigueur.
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Vos commentaires
Aslm alkm
En frappant le poumon économique du pays : Quel message/signées
le bon Dieu veut-il nous envoyer à travers Gezani ? Une des explications se trouve dans le Coran sourate VII Al Araf. Idem pour "le rôle eschatologieque de l’eau dans le Coran : ses dimensions créatrices, destructrices et salvatrices" Mr Paul Rodriguez et Dr Aïda Farhat. A méditer sérieusement !!!
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