Face à la situation catastrophique qui frappe l’est u pays notamment la ville de Toamasina, après le passage dévastateur du cyclone Gezani, un élan de solidarité nationale et internationale s’organise. Les images de quartiers inondés, d’habitations détruites et de familles déplacées ont profondément marqué l’opinion publique. Très vite, l’appel à l’aide lancé par les autorités ont trouvé un écho favorable. Des personnalités politiques influentes, parmi lesquelles les anciens présidents Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, ont également relayé cet appel, contribuant à amplifier la mobilisation.
Dans la capitale, la réaction ne s’est pas fait attendre. Les natifs de Toamasina ont installé un point de collecte de dons à Anosy, devenu en quelques heures un lieu de rassemblement et de solidarité. Vêtements, denrées alimentaires, produits d’hygiène et contributions financières affluent pour venir en aide aux sinistrés. La Commune urbaine d’Antananarivo a, de son côté, mis en place un autre point de collecte devant l’Hôtel de Ville à Analakely, invitant les habitants de la capitale à participer à cet effort national.
Parallèlement, les opérateurs téléphoniques, en coordination avec le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), ont ouvert des numéros de « mobile money » dédiés. Ces dispositifs permettent aux citoyens d’effectuer rapidement des transferts d’argent pour soutenir les victimes de Gezani à Toamasina et dans ses environs. Une initiative saluée pour sa rapidité et son accessibilité, facilitant la contribution de chacun, même à distance.
La diaspora malgache n’est pas en reste. À l’étranger, plusieurs cagnottes en ligne, notamment via des plateformes comme Leetchi, ont été lancées. En quelques jours, plus de 7000 euros ont été collectés. Les réseaux sociaux jouent un rôle central dans cette mobilisation, permettant de relayer les appels et de sensibiliser un public toujours plus large.
À La Réunion, la mobilisation s’annonce particulièrement forte. Une action solidaire est organisée ce samedi par plusieurs associations. Cette initiative illustre l’engagement constant de la diaspora réunionnaise, déjà mobilisée lors de précédentes catastrophes.
Sur le plan international, les partenaires et organisations humanitaires ont également ouvert le robinet de l’aide. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ainsi mis à disposition 250 000 euros pour soutenir les interventions d’urgence. Le Système des Nations Unies a débloqué une enveloppe globale de 5 millions de dollars via le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), alimenté par les contributions de partenaires internationaux. Sur cette somme, 2 millions de dollars sont destinés à répondre aux conséquences du cyclone Fytia, tandis que les 3 millions restants ont été mobilisés pour des actions anticipatoires avant l’arrivée de Gezani.
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a également annoncé une contribution de 1 million de dollars. Cette aide a été officialisée lors d’une rencontre en Suisse entre le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rajaonarivelo Herintsalama Andriamasy, et Christopher M. Rassi, Chef de cabinet et Sous-Secrétaire général chargé des affaires humanitaires au sein de l’IFRC.
Alors que les promesses et les dons affluent, une question demeure au cœur des préoccupations : celle de la transparence dans la gestion de ces fonds et de l’efficacité de leur déploiement sur le terrain. Dans un contexte où les besoins sont immenses et urgents, la coordination entre les autorités, les partenaires internationaux et la société civile sera déterminante pour transformer cet élan de solidarité en actions concrètes et durables au bénéfice des sinistrés de Toamasina.
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Vos commentaires
Salama djiaby
Dans la rubrique faits "d’ hiver" entre les 7000 € (DÉJA) récupérés & 3 millions ( DEJA) mis en rézidence protézée : les affaires reprennent comme les anciennes (mauvaises) habitudes reviennent TGV ...
Ça fait toujours bonne figure pour ne pas dire presse de travailler les populations au ventre, en plus de ne pas manger de mofo, on donne l’ impression de gérer la situation (under kontrol) et de faire le nécessaire, ne vous inquiétez pas on s’ occupe de tout !
Sous l’ oeil vigilant des nouveaux maitres en costumes uniformes & médaillés ...
Un dictature mora qui commence à prendre ses marques et à laquelle la population s’ accoutume bon gré mal gré mora mora (ça passe mieux) en dehors de ça entre 2 cyclones et 2 voyages chez nos zamis vaovao, pas de temps à perdre pour continuer de "nettoyer", assainir la situation et faire un lit madio pour les futurs nouveaux prétendants ?
Pour le moment question intendance : on "gère", pour les (incontournables) zinaugurations va falloir prévoir une prolongation ...
On ne nous parle pas de Miami Beach qui devait être aux premières loges pour accueillir Gezani : à moins qu’ une (bonne) partie des 7000€ servent à sa "vitale" reconstruction ?
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Pour cette solidarité que les Présidents ont enterré leur hache de guerre, mais, s’étant mis d’accord pour la générosité envers nos concitoyens de l’Est.
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La FOZA FORONGONY qui sort des propos mielleux oubliant que RAINILAINGA a brillé par son indifférence durant son mandat et Dieu sait combien il y eu de Cyclones dévastateurs . A sa place il a intérêt à se faire tout petit face à ce Colonel avec un leadership félicité par l’Union Européenne !
Ratovo,
Même dans une période difficile où la solidarité est très importante, Ratovo n’arrive toujours pas à maitriser sa haine.
d’abord que cette solidarité doive s’exprimer fortement entre tous les malagasy et,
ensuite, que cet appel à la solidarité soit étendue à l’international.
Et colonel Michaël président de la refondation a vu juste.
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Aslm alkm
En pareille circonstance, les dirigeants doivent montrer l’exemple sur le plan national avant de faire appel à la solidarité des pauvres Malagasy (privé de prime, de hausse de revenu, qui vivent en mendiant, etc...) qui ont besoin d’aide que donner de l’aide. Ceux qui sont au pouvoir (la présidence, le gouvernement, l’AN, CENI, HCC, les nommés aux hauts emplois, etc...) doivent se priver de leurs salaires et avantages et par les actes de gouvernance en accordant des exonérations d’impôts aux victimes. Quid de la GenZ et de la rue et de leurs soutiens ? Ils sont prompts à détruire et aux abonnés absents pour reconstruire !!! Et cela aussi va se savoir sur leurs capacités respectives à relever les défis de l’imprévu prévisible comme les dégâts de la saison cyclonique : gouverner c’est prévoir et la durée de 3mois de pouvoir n’est pas une excuse ni une circonstance atténuante en tant responsable, qui s’est arrogé le pouvoir.
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Mr l’Imam, vous êtes prêt à donner combien à ceux pauvres, pour qu’ils se convertissent à votre réligion crée par un cruel assasin, deviant et paedoph, meilleur serviteur d’Allah prénomé Maho ?
Lire :...et prendre par leurs actes de gouvernance des mesures d’allègement fiscal et autres comme les exonérations d’impôts et de taxes, non paiement de facture Jirama, marchés communaux, etc... pour tous les victimes de cyclones.
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La transparence doit être le maître mot dans la Gestion des victimes de ce cyclone .
Car , depuis toujours , les distributions des aides aux sinistrés n’ont pas été exemplaires .
En effet , dès qu’il y a des avantages en question , en nature ou en espèces sonnantes et trébuchantes , on voit les loups dans la Bergerie . Les Prédateurs sont de sortie , hélas...
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