L’état de sinistre national a été décrété hier en conseil des ministres face à l’ampleur des destructions causées par les cyclones tropicaux successifs Gezani et Fytia.
Les dégâts recensés suite au passage du cyclone Gezani sont particulièrement lourds à Toamasina. Des infrastructures publiques ont été détruites, de nombreuses habitations endommagées, des digues ont cédé, plusieurs routes sont coupées et des rizières inondées. Les écoles et les établissements de santé figurent parmi les bâtiments touchés. Les autorités soulignent par ailleurs que le niveau de risque demeure élevé, notamment en raison des inondations persistantes, des fortes houles, des glissements de terrain et des effondrements d’habitations.
Le bilan provisoire publié par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de lourdes pertes dans les régions d’Atsinanana, Analamanga, Analanjirofo et Alaotra Mangoro. Au total, 31 décès ont été enregistrés, dont 29 à Toamasina II et 2 à Ambatondrazaka. Quatre personnes sont portées disparues et 36 autres ont été blessées. Le nombre de sinistrés s’élève à 250 406 personnes, parmi lesquelles 68 406 ont été déplacées. Actuellement, 6 870 personnes, représentant 1 743 ménages, sont hébergées dans 28 sites d’accueil opérationnels répartis dans 16 districts au sein des quatre régions touchées.
Le colonel Michaël Randrianarina, qui se trouve à Toamasina, depuis quelques jours, a fait état d’une destruction de la ville à plus de 75%. Face à cette situation, les autorités ont lancé un appel à la solidarité nationale et à l’assistance internationale afin de soutenir les efforts de secours, de reconstruction et de réhabilitation.
La proclamation de l’état d’urgence vise avant tout à renforcer l’efficacité de la réponse publique. Elle permet d’organiser plus efficacement les secours et la coordination des interventions, de mobiliser des moyens civils et militaires supplémentaires et d’adopter rapidement des mesures exceptionnelles destinées à protéger les populations et les biens.
Ces mesures peuvent inclure, des restrictions de circulation, la limitation de l’accès à certaines zones à risque ou encore la réquisition de services essentiels tels que les transports, l’énergie ou les structures de santé et même à l’instauration du couvre-feu.
L’état d’urgence national est régi par un cadre légal précis, prévu par la Constitution malgache et encadré principalement par la loi organique n° 91-011 du 18 juillet 1991 relative aux situations d’exception. Cette loi définit les conditions de sa proclamation, notamment en cas de calamité publique, ainsi que les pouvoirs exceptionnels pouvant être exercés. L’état d’urgence est initialement limité à une durée de quinze (15) jours, renouvelable selon les formes légales prévues.
Même dans ce contexte exceptionnel, les mesures adoptées doivent demeurer proportionnées à la gravité de la situation et strictement liées aux circonstances. Le respect du principe de légalité et des droits fondamentaux reste une exigence, y compris en période d’urgence.
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Vos commentaires
Courage à tous pour cette catastrophe.
Je part aujourd’hui à Tamatave aider mes amis.
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Depuis quatre mois, le régime des "Colonels" n’ont jamais voulu apporter des informations sur la situation exacte du "Fonds Souverain Malagasy" ou FSM géré de manière discrétionnaire auparavant par le bandit français fuyard qui avait autrefois dirigé le pays de Zanahary...
Rappelons-nous, à peine un mois avant sa fuite, le projet minier QMM de Tolagnaro avait versé USD 13 millions dans la caisse du FSM...
C’est le moment pour le Colonel de jouer la transparence là-dessus...et d’éclairer le peuple de Zanahary de ce qui reste de ce FSM...
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